samedi, 04 juillet 2009

L'actualité des socialistes des 4 et 5 juillet

ACTU

Le Figaro - Régionales : Hamon sème le trouble au PS, François-Xavier Bourmaud
.... Au PS, la proposition a été modérément appréciée. D'autant qu'en juin, Martine Aubry avait accepté de laisser les mains libres aux présidents de Régions sur la conduite de leur campagne, quitte à ce qu'ils passent des accords locaux avec le MoDem. Au PS, certains reprochaient jeudi à Hamon d'avoir formulé sa proposition dans les habits d'un chef de courant plus que dans ceux d'un porte-parole.

Cambadélis: "Obliger le gouvernement à s'exprimer", Propos recueillis par Matthieu VERRIER, leJDD.fr
Deux semaines après le discours de Nicolas Sarkozy devant les parlementaires à Versailles, le PS s'apprête à déposer une motion de censure à l'encontre du gouvernement de François Fillon. Celle-ci sera débattue le 8 juillet prochain. Pour leJDD.fr, Jean-Christophe Cambadélis, député socialiste, explique les raisons de cette troisième motion de censure en deux ans

Le Figaro - Le PS en panne de leader
Analyse de Philippe Goulliaud, rédacteur en chef, chef du service Politique du Figaro - «La conséquence de cette absence des principaux dirigeants est une indéniable impression de flottement (...)»

vendredi, 03 juillet 2009

Claude Bartolone à l'Assemblée Nationale

L'UMP veut faire travailler le dimanche

L'UMP veut faire travailler le dimanche. Christian Eckert, député socialiste de Meurthe et Moselle interroge le Ministre lors de la séance des questions au Gouvernement. Par là même il exprime en quoi cette loi est rétrograde et dangereuse socialement notamment. La réponse du gouvernement UMP est claire : le travail dominical doit devenir la règle...

L'actualité des socialistes, les 2 et 3 juillet

ENTRETIEN

Libé - «Il faut proposer des régions à nos alliés»
Interview : Selon Benoît Hamon, un rassemblement des partis de gauche est urgent.

SONDAGE

NOUVELOBS.COM | 01.07.2009 | SONDAGE OPINIONWAY/TERRAN NOVA POUR LE NOUVEL OBS
Primaire pour désigner le candidat : le désir croît
Si dans les états majors politiques, l'idée de confier aux citoyens la sélection du candidat qui les représentera à la prochaine présidentielle ne fait pas un tabac, près de 5 millions d’électeurs de gauche s'y disent prêts.

PS

Parti socialiste propose une contribution climat énergie universelle
Le défi du réchauffement climatique nécessite une forte mobilisation. Pour être à la hauteur des enjeux, et alors que le gouvernement poursuit ses consultations, le Parti socialiste propose la création d’une contribution climat énergie universelle, ou CCEU.

Le Parti socialiste s’associe à la douleur des familles et affirme sa solidarité à l’égard des victimes de la catastrophe aérienne de Yemenia survenue le 30 juin dernier.

Le gouvernement considère avec une fausse naïveté que les consommateurs seront les seuls arbitres de la baisse des prix dans la restauration. Cette baisse devrait être, théoriquement, consécutive à la diminution de la TVA de 19,6 % à 5,5 %. Depuis quelques jours, les informations diffusées aux médias expliquent que la vigilance des consommateurs fera office de contrôles. Qui peut croire à ce mensonge ? Aucun mécanisme de contrôle n’a été mis en place. Il n’y a aucune garantie effective quant à la baisse des prix dans la restauration. Il en va de même pour les créations d’emplois. Aucune contrepartie vérifiable n’a été demandée.

ACTU

Le PS saisit le Conseil constitutionnel sur la loi Hôpital
PARIS (Reuters) - Le Parti socialiste a déposé un recours devant le Conseil constitutionnel contre le projet de loi de réforme de l'hôpital adopté la semaine dernière par le Parlement.

Libé - Interview de Sarkozy: Bartolone «a mal à son nouvel Obs»
Le député PS a qualifié de «plan de com'» l'entretien du chef de l'Etat, paru ce jeudi dans l'hebdomadaire de gauche, estimant qu'en prétendant changer «tout le temps, il ne change jamais».

Le Figaro - Le PS à la recherche d'une nouvelle gauche plurielle
Analyse de François-Xavier Bourmaud, journaliste au service Politique du «Figaro» - «Pour la première fois depuis longtemps, les socialistes ne sont plus hégémoniques à gauche.»

Libé - Peillon relance sa boutique
L’Espoir à gauche tiendra son université d’été en août.

Libé - Le courant de Peillon convie Cohn-Bendit et Sarnez à ses ateliers d’été
«L’Espoir à gauche», issu de la motion de Royal au congrès de Reims, qui se revendique comme le «premier courant» du PS se réunira fin août à Marseille pour débattre notamment des primaires et de la stratégie d'alliances du PS.

20 minutes - Décider sur les primaires à l'été 2010, «ça veut dire qu'on n'en veut pas» pour Montebourg
C'est pourtant le calendrier proposé par Martine Aubry pour réfléchir à des primaires ouvertes à tous... «Je n'en serai pas», dit le député de Saône-et-Loire, membre de la direction du PS...

AP - Les députés socialistes vont déposer une motion de censure
Le bureau national du PS a décidé mardi soir à l'unanimité le dépôt par les députés socialistes d'une motion de censure contre le gouvernement de François Fillon, a-t-on appris auprès de François Lamy, conseiller politique auprès de la Première secrétaire Martine Aubry.

Mitterrand promet une loi pour la rémunération des créateurs
PARIS (Reuters) - Pour son baptême du feu à l'Assemblée nationale, le ministre de la Culture Frédéric Mitterrand a annoncé mercredi le lancement d'une concertation en vue d'une loi sur la rémunération des créateurs culturels

jeudi, 02 juillet 2009

L'UMP veut faire travailler les salariés tous les dimanches

L'UMP dépose un texte de loi qui vise à faire travailler les salariés tous les dimanches et dans tous les commerces dans toutes les villes touristiques, sans repos compensateur, ni compensation salariale. Autant dire partout.
Si le salarié refuse, il peut être licencié...
Les députés Socialistes, Radicaux et Citoyen mènent le combat contre ce texte.

Pourquoi le PS dépose une motion de censure

Le PS veut pousser François Fillon à "s'expliquer sur la nature exacte de la politique du gouvernement" face à la crise. Benoît Hamon explique pourquoi.

Poul Nyrup Rasmussen : CHANGER OU MOURIR : Quel avenir pour la social-démocratie ?

Les citoyens européens ont fait leur choix. Le Parlement européen et la Commission européenne seront dirigés par une coalition de droite. La complexité du processus de décision communautaire ainsi les traditionnels arrangements créeront sans doute la confusion auprès des citoyens sur qui sera responsable de l’orientation de l’Europe pour les cinq années à venir. Mais les gouvernements et les partis de la droite européenne, ainsi que leurs députés au Parlement européen, doivent maintenant assumer pleinement les conséquences de leur victoire à la Pyrrhus, basée sur des taux d’abstention record. Je crois qu'ils vont décevoir beaucoup de
ceux qui leur ont fait confiance le 7 juin. Les dirigeants de la droite européenne, et en particulier du PPE, utilisent aujourd'hui une rhétorique sociale-démocrate pour tromper leurs électeurs. Des engagements ont été pris sur la politique sociale, sur la lutte contre le changement climatique, sur la régulation des marchés financier et sur bien d'autres sujets encore ; ils ne seront pas tenus.

La tradition de légiférer par consensus va sans doute perdurer à Bruxelles et à Strasbourg. Mais j’ai la conviction que l’heure est venue de mettre davantage en évidence les différences politiques entre la gauche et la droite. Après cette défaite aux élections européennes, la socialdémocratie doit-elle faire comme si de rien n'était, et ainsi prendre le risque d'aider la droite à brouiller un peu plus les clivages politiques dans les années à venir? Je ne crois pas que ce soit la voie à suivre. Pour commencer, nous devons nous battre pour nos engagements de
campagne : un nouveau plan de relance européen et une réforme en profondeur du système européen de régulation financière. Mais, dès à présent, nous devons aller beaucoup plus loin.

La social-démocratie doit se renouveler. Les valeurs sur lesquelles nous avons fondé nos combats et nos succès politiques depuis plus d'un siècle doivent rester notre inspiration. Mais nous devons repenser notre projet dans le monde d’aujourd’hui, en perpétuelle mutation.

Nous devons être audacieux, fiers de ce que nous représentons et plus efficaces dans la manière d'exprimer nos idées et nos projets. Nous devons apprendre à être au plus plus proche des gens, de ceux qui se sentent exclus de la société et ne croient plus à la politique, en
répondant à leurs peurs et à leurs rêves. Nous, partis socialistes et sociaux-démocrates européens, devons plus que jamais travailler ensemble. Nous devons aussi être ouverts aux personnes et aux idées progressistes au-delà de nos propres partis. Mais nous devons aller encore plus loin. Notre impératif, aujourd’hui, est d’intégrer à notre
pensée politique les dynamiques d’un monde en pleine évolution.

Prenons l’environnement. Nous nous sommes battus pour la protection des ressources naturelles, de la biodiversité, de la qualité de l'air et de l'eau. Mais comment lier cela à nos combats naturels pour la justice sociale et l’égalité ? Nous avons été incapables de développer une vision cohérente à long terme pour le développement écologique de nos économies et de nos sociétés. Si nous n'arrivons pas à trouver une manière de combiner notre combat de toujours contre les inégalités avec l’environnement, nous serons contraints de faire des compromis impossibles. Nous devons parvenir à plus de clarté et de crédibilité politique sur cette question essentielle qu’est le développement durable.

Prenons l’économie mondiale. Nous devons trouver de meilleures réponses aux aspects les plus néfastes de la mondialisation. Nous avons oeuvré pour un système économique global plus durable et plus juste. Mais les inégalités demeurent scandaleuses. Et la création de nouvelles
richesses écologiquement durables, qui doivent être plus équitablement réparties, ne répond pas aux besoins des milliards de personnes qui vivent aujourd'hui dans la pauvreté. Nous devons trouver de nouvelles réponses à ce défi mondial, et nous devons les trouver rapidement.
Sinon comment peut-on prétendre continuer d'incarner le principal mouvement politique internationaliste?

Prenons l’Europe. Nous avons peur de défendre une Europe politique plus forte. Nos discours sont hésitants, et parfois même contradictoires. Une fois encore, si nous n'arrivons pas à élaborer un projet clair et ambitieux pour l'avenir politique de l'Europe, nous ne pourrons pas convaincre les citoyens de nous soutenir pour construire une Europe capable de les protéger dans la mondialisation.

Nous avons perdu une élection, mais pas la guerre des idées politiques. Nous n’en sommes qu’au début. Pour les cinq années à venir, les institutions européennes seront dominées par la droite. Nous devons utiliser cette période pour engager un changement audacieux. Si nous y
parvenons, les citoyens retrouveront confiance en nous, peut-être pour longtemps. Si nous échouons, et surtout si nous refusons de changer en continuant comme avant, nous mourrons.


Poul Nyrup Rasmussen, Président du Parti Socialiste Européen