dimanche, 23 novembre 2008
Suite de l'actualité du week-end
PARIS (AFP) - Le PS s'enfonçait dans la crise samedi, au lendemain de l'élection sur le fil du rasoir de Martine Aubry à la tête du parti, rejetée par Ségolène Royal qui continuait de réclamer un nouveau vote.
PARIS (Reuters) - Ségolène Royal a refusé de s'avouer vaincue, après l'annonce de la courte victoire de Martine Aubry dans la course à la tête du Parti socialiste
"Je serai le Premier secrétaire de tous les militants", a promis samedi Martine Aubry lors d'une conférence de presse à l'Assemblée nationale. Elle s'est fixée une "feuille de route": "rassemblement, renouvellement" et "renaissance" du parti socialiste.
LEMONDE.FR | 22.11.08 | Miné par les divsions, le PS s'enfonce dans la tourmente
Le PS a-t-il déjà "implosé" comme l'affirme samedi, dans un communiqué, le porte-parole de l'UMP, Frédéric Lefebvre ? Même si les socialistes réfutent cette affirmation, les divisions sont plus profondes que jamais après la très courte victoire obtenue cette nuit par Martine Aubry face à Ségolène Royal, au terme d'un vote qui devait permettre de désigner le successeur de François Hollande à la tête du parti. L'ex-candidate à la présidentielle conteste le résultat du vote qui a donné seulement 42 voix d'avance, sur quelque 134 700 suffrages exprimés, à la maire de Lille. Pour Manuel Valls, un partisan de Mme Royal, "il y a eu de la fraude, de la tricherie". "Comme il y a doute, confusion, incontestablement le seul moyen de sortir de cette situation c'est que l'on revote", a-t-il expliqué sur TF1. La président de la région Rhône-Alpes, Jean-Jack Queyranne (PS) a aussi réclamé samedi qu'un "nouveau vote soit organisé" et la députée de Moselle Aurélie Filippetti a pointé des irrégularités dans les fédérations de Seine-Maritime et du Nord.
LE MONDE | 22.11.08 | Coups de bluff, "intox", suspicions mutuelles : récit d'une nuit où l'aigreur l'a emporté
Le résultats, communiqué samedi 22 novembre un peu avant 6 heures, donne quarante-deux voix d'avance pour Martine Aubry sur un total de 137 116 votants. Mais, pour cause de multiples contestations, aucun vainqueur n'est officiellement proclamé. En pleine confusion, les socialistes ne sont pas parvenus, vendredi, à départager définitivement Ségolène Royal et Martine Aubry, qui briguaient le poste de premier secrétaire du Parti socialiste. Les supporteurs de la maire de Lille se déclarent vainqueurs. Ceux de la présidente de la région Poitou-Charentes crient à la fraude et réclament qu'un nouveau vote soit organisé.
Il faut croire qu'avec le Parti socialiste, le pire est toujours à venir. Après deux semaines de rivalités, marquées par un premier vote sur les motions qui a scellé l'émiettement de ses composantes, puis par un congrès qui aura vu la froide désunion de ses leaders, le PS ne pouvait imaginer final plus exécrable. Une élection inaboutie, sur fond d'accusations de fraude. Vendredi, la tension née de l'infime écart – 42 voix, soit une marge de 0,04% – qui sépare Martine Aubry et Ségolène Royal a provoqué une sorte de naufrage démocratique.
Les partisans de Ségolène évoquent des irrgularités notamment dans les fédérations du Nord et de Seine-Maritime.
Voici une liste non-exhaustive des soupçons ou insinuations d'irrégularités évoqués par les responsables des camps de Ségolène Royal et Martine Aubry après le vote des militants qui a donné 42 voix d'avance à la maire de Lille, selon une totalisation publiée par la direction du parti.
Si le Parti socialiste français était aussi paisible que celui du Rhône ce matin, la droite française aurait peut-être du souci à se faire. Pendant que le PS national se retrouve à danser la tectonique (des plaques), le PS lyonnais ouvre une ère plus consensuelle. Le second tour de scrutin a placé Ségolène Royal (56,36%) en tête face à Martine Aubry (43,64%). Les reports des voix de Benoit Hamon se sont portés à 70% sur Aubry et 30% sur Royal. Et les responsables comptent à présent tourner localement la page pour gérer ensemble le PS...
La guerre fratricide au sein du Parti socialiste se poursuit. Au deuxième tour et après de très longues heures d’attente, c’est finalement Martine Aubry qui est arrivée en tête du vote des militants pour le poste de Premier secrétaire. La maire de Lille n’a devancé que de 42 voix Ségolène Royal qui conteste ces résultats. François Hollande va convoquer un Conseil national pour dénouer cette nouvelle crise mais a dit souhaiter que "l'esprit de rassemblement" l'emporte au final
PARIS (AFP) - Le conseil national du Parti socialiste "se réunira mardi soir" pour se "prononcer sur le résultat et désigner la prochaine première secrétaire", a déclaré samedi à l'AFP le patron sortant du PS, François Hollande.
Ségolène Royal contestera le résultat de l'élection du Premier secrétaire du PS par "tous les moyens politiques, juridiques et judiciaires", avertit ce lieutenant de le rivale de Martine Aubry. Pour le camp Royal, il y a eu "tricherie", ce que conteste le camp Aubry. Pour tenter de mettre fin à cet affrontement, François Hollande a décidé de convoquer le Conseil national du parti.
01:26 Publié dans Revue de presse | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : parti socialiste, ps, politique, actualité



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